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Gnaoua
Les Gnawa d'ESSAOUIRA vont faire montre d'une intelligence artistique remarquable ; en effet, ils seront les premiers à comprendre l'intérêt de la fusion et cela des décennies avant les artistes de raï les plus internationalement connus et très largement avant tous leurs compatriotes artistes du pays. Les rituels gnawa portent une part de mystère et les entrées aux soirées thérapeutiques sont confidentielles. Au Maroc, le premier enregistrement de musique gnawa sera réalisé sur cassettes audio en 1975. Cette musique Gnawa enrichit les autres musiques au Maroc (dont le Rap marocain), dans le monde monde ( fusion Jazz-ganwa, blues-gnawa, reggae-gnawa.....) et dans le Maghreb celle produite par des artistes franco-maghrébins (comme Gnawa Diffusion ou l'orchestre national de Barbès).Ainsi de grands standarts de la musique Gnawa comme " Allah Allah Moulana " se retrouvent dans de nombreuses compositions..

>> Voir Vidéo Gnaoua

>> plus d'info sur Gnaoua et le festival de gnaoua sur : www.festival-gnaoua.net



Les danses & traditions
un folklore riche en influences musicales gréco-romaines, juives, arabes, africaines et andalouses, issu de l’héritage berbère. Les danses marocaines sont loin de la représentation que les Européens se font de des danses orientales, Elles sont intimement liées à la musique et diffèrent selon les régions et les campagnes. Leurs inspirations sont liées aux événements majeurs qui régissent la vie des marocains et propres à leur identité. Leur grande variété de genres, de styles et de rythmes est le reflet des mélanges humains et culturels qui ont fait l’histoire du pays. Ahidous: Dans le Moyen Atlas , cette danse, formée par une ronde de toute la communauté, se pratique au moment des récoltes généralement , accompagnée par le bendir, tambourin oriental à une seule face que les Berbères nomme tagnza et allun. Ahouach: Danse exclusivement féminine, formant un cercle autour des musiciens, se pratique dans les kasbahs du sud de l’Atlas Guedra: Ce tambour , communément utilisés par « les hommes bleus » pour accompagner les danses exclusivement féminines a donné son nom à la danse. Les Chiouks qui sont les dépositaires de la tradition, animent les festivités dans les villages (mariages, baptêmes et autres fêtes.). Ils se font accompagner d'instrument de musique comme le Bendir. Ils chantent des poèmes antiques, des textes religieux et le vécu quotidien sur des airs joyeux ou mélancoliques de la flûte. Laâlaoui: est la danse la plus populaire de la région , en percussion, rythmes et expressions. Elle est exécutée par plusieurs danseurs guidés par un meneur. Ils se tiennent coude à coude, comme soudés les uns aux autres en scandant leurs corps. Cette danse paraît signifier l'unité indissoluble qui devait, autrefois, lier les guerriers face à l'ennemi. Cette région possède plusieurs groupes de fantasia appelés Goums, auxquels s'ajoutent les groupes de Bardias uniques en leur genre au Maroc. Les Bardias -Guerriers à pieds, armés de fusils- exécutent des mouvements de va et vient et finissent en un cercle au milieu duquel ils font tonner leur Baroud (poudre).